6° République : arguments

Tous les jours jusqu’au 5 mai, un nouvel argument pour la 6° République.

1 : En finir avec la monarchie quinquennale !

La Constitution actuelle porte la marque de fabrique du Général de Gaulle : un « chef de l’État fort ». Le pouvoir y est exercé quasi-exclusivement par le Président de la République. La réforme de la responsabilité du Chef de l’État de Chirac en 2007 n’a rien changé à son irresponsabilité politique. La réforme du quinquennat a accentué l’importance de l’élection présidentielle au détriment des législatives.

Résultat : une fois élu directement par le peuple, le Président a pouvoir de vie et de mort sur l’Assemblée nationale et peut nommer et congédier à volonté le Gouvernement. Il concentre de fait tout les pouvoirs au détriment du Gouvernement et du Parlement sans contre-pouvoir ni contrepartie.

 Le 5 mai, exigeons l’abolition de la monarchie quinquennale !

2 : Une constitution datée et inadaptée

L’actuelle Constitution est née en 1958. La France en ce temps-là comptait 80% d’une génération sans bac, un quart des jeunes de 14 ans au travail, 25% de la population active employée dans l’agriculture, trois chaînes de radio et une seule de télévision. Cette année-là, les femmes mariées ne pouvaient pas travailler sans l’autorisation de leur époux, Internet et l’actuelle Union Européenne n’existaient pas.

Notre constitution devrait garantir la souveraineté du peuple dans un contexte radicalement neuf. L’urgence écologique doit être prise en compte et la place des travailleurs dans l’entreprise enfin reconnue. L’accélération du temps politique appelle de nouveaux outils comme le referendum révocatoire pour assurer une souveraineté populaire continue. De même, la 6ème république devra maîtriser la finance, régler enfin démocratiquement les rapports avec l’Union Européenne en soumettant tout transfert de souveraineté à l’accord du peuple, garantir la neutralité du Net, assurer la qualité de l’information et le pluralisme des médias…

En comprimant la place reconnue au peuple, la Cinquième étouffe le pays, tue la créativité et le dévouement aux autres.

  Avec la 6ème, choisissons des habits neufs !

3 : En finir avec l’irresponsabilité politique

Dans le système actuel de la 5ème République, le président de la République est politiquement irresponsable. Une fois élu pour 5 ans, il devient intouchable. Cet esprit d’irresponsabilité s’est ensuite diffusé dans tout l’édifice institutionnel dont le président est la clé de voûte, et ce jusqu’à l’absurde : aucun instrument démocratique n’aurait permis d’émpêcher le retour du député Cahuzac à l’Assemblée Nationale.

Les tenants de la 5ème en viennent donc à supplier un ex-ministre de démissioner de son mandat et à défendre l’utilisation des élections de 2014 comme des référendums intermédiaires. C’est donc tout les élus locaux qui paieront pour la mauvaise politique du gouvernement !

Dans la Sixième République, le référendum révocatoire ouvrirait la possibilité pour un nombre donné d’électeurs (fixé par la constitution) d’obtenir une nouvelle élection sans attendre la fin du mandat. Cela permettrait d’appliquer partout le principe de responsabilité, des élus aux responsables publics comme le gouverneur de la Banque de France.

 Avec la 6ème, vite le référendum révocatoire !

4 : Un parlement méprisé

Rapidement accusé de tous les maux après la 4ème République, le Parlement a d’abord été « rationalisé » ; c’est-à-dire en fait amputé de tout ce qui lui permet de remplir dignement sa mission : délibérer, voter la loi et contrôler l’action du Gouvernement. La majorité y est disciplinée et soumise à la volonté de l’exécutif : c’est la majorité présidentielle. Le Chef de l’État téléguide la politique du Gouvernement par tous moyens et le Gouvernement obtempère grâce à sa maîtrise totale de la procédure législative. L’opposition parlementaire est quotidiennement ridiculisée, n’exerce que d’inutiles prérogatives quand elle n’est pas tout bonnement muselée.

Le déroulement de la « discussion » au Sénat de l’Accord National Interprofessionnel (ANI) est un exemple flagrant des coups de force que permet la 5ème République.

 Avec la 6ème, stop au mépris du parlement !

5 : Des droits pour les citoyens dans l’entreprise

« Rois dans la Cité et serfs dans l’entreprise » ? Pas question ! Les travailleurs doivent exercer sur leurs lieux de travail les droits qui les émanciperont et feront des entreprises publiques comme privées les véritables sources de la richesse du pays. La 6ème République placera les droits sociaux au plus haut niveau de la hiérarchie des normes : droit à l’emploi et au travail, à la santé, au logement, à l’éducation, à la protection sociale. La Constitution devra reconnaître la citoyenneté d’entreprise en imposant dans le statut des grandes entreprises une responsabilité sociale et en conférant aux salariés et à leurs représentants un pouvoir économique d’importance.

 Avec la 6ème, vite des nouveaux droits !

6 : La clé de la révolution citoyenne

Partout où la révolution citoyenne a été menée, les peuples ont commencé par revendiquer une constitution nouvelle. Cela a été vrai au Venezuela, en Bolivie, en Équateur et en Tunisie. C’est vrai aussi en Islande où l’ordre ancien qui avait fini par confisquer la souveraineté populaire a été renversé par plusieurs référendums et où une Assemblée constituante a été mise en place.

L’objectif et la méthode sont cohérents. Pour reprendre la parole, les peuples s’en donnent institutionnellement les moyens comme au temps de la Révolution française de 1789.

 Avec la 6ème, vite la révolution citoyenne !

7 : Une 6ème République écologique

L’assemblée constituante devra élaborer une constitution permettant de répondre aux enjeux de la période. C’est pourquoi, elle devrait intégrer dans la constitution de la 6ème République la préoccupation écologique.

Cela pourrait par exemple passer par l’instauration de la règle verte, qui stipule qu’on ne consomme pas plus de ressources naturelles en un an que ce que notre planète est capable de produire.

La 6ème République devra également garantir le pouvoir des citoyens sur les grandes décisions en matière d’énergie ou d’aménagement du territoire.

 Vite la 6ème République écologique !

8 : Une république de l’égalité

La Constitution de la 5ème République date d’une époque heureusement révolue où les femmes devaient demander l’autorisation de leur mari pour travailler, où l’homosexualité était considéré comme une maladie.

L’article 1er de la constitution affirme pourtant l’égalité devant la loi de tous les citoyens sans discrimination d’origine, de race ou de religion. Mais les inégalités liées au sexe ou à l’orientation sexuelle perdurent.

La Constitution de la 6ème République devra proclamer que l’égalité des personnes devant la loi s’étend aussi sans distinction de sexe, d’orientation sexuelle, d’identité de genre ou d’état de santé. Elle devra se donner les moyens de garantir dans les faits cette égalité.

 Avec la 6ème, vite la révolution citoyenne !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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